La latéralité cérébrale, Non classé

La latéralité cérébrale

I.1 Le cerveau

Le cerveau communément nommé le siège de la pensée, est un organe dont la complexité en fait un des éléments les plus mystérieux et passionnants de l’univers depuis des millénaires.

Le cerveau est une masse nerveuse située dans la boite crânienne et c’est l’une des trois parties de l’encéphale qui est l’ensemble des centres nerveux à l’intérieur du crâne.

Le cerveau occupe la place la plus importante à l’intérieur du crane puisqu’il gère et contrôle l’ensemble de l’organisme. Ainsi, il traite les informations envoyées par les capteurs sensoriels et s’occupe de fonctions telles que la régulation du rythme cardiaque ou de la température corporelle, la motricité, la coordination des mouvements ajoutant à cela toutes les fonctions cognitives comme le langage, la mémoire, la prise de décision et le raisonnement.

Le cerveau est composé :

-Du cortex cérébral qui est une substance qui a pour surnom, dans le langage courant, matière grise en raison de sa couleur. Il constitue la couche superficielle du cerveau.

-De la substance blanche qui contient les prolongements des neurones.

-Des lobes : le cortex est divisé en 4 lobes: le lobe frontal, le lobe occipital, le lobe temporal et le lobe pariétal.

-Des deux hémisphères cérébraux, droit et gauche, qui sont reliés grâce au corps calleux.

La communication entre le cerveau et l’organisme se fait grâce aux nerfs, eux-mêmes composés de voies nerveuses. La communication entre les neurones se fait par des signaux électriques que l’on appelle influx nerveux.  Cet influx nerveux commence au niveau de la dendrite, se prolonge tout le long de l’axone et termine son chemin au niveau des synapses qui permettent de faire la liaison entre deux neurones grâce à un message de nature chimique. Ainsi lorsqu’un organe sensoriel capte des informations, elles sont transmises grâce à un nerf sensitif au cerveau. Ce dernier analyse le message et prépare une réponse qu’il enverra à travers les neurones puis les nerfs à un organe effecteur.

De plus, il est aussi important de noter que l’hémisphère droit du cerveau contrôle la partie gauche du corps tandis que l’hémisphère gauche du cerveau contrôle la partie droite du corps. Cela est expliqué par le fait qu’au niveau de la moelle épinière et du tronc cérébral il y’a un croisement des fibres nerveuses.

I.2 Les hémisphères

Comme dit précédemment, le cerveau est subdivisé en deux parties, l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche. Ces deux hémisphères sont presque symétriques et sont reliés via le corps calleux, une substance blanche assurant leur connexion. Le cortex moteur de l’hémisphère droit contrôle les mouvements des membres gauches tandis que celui de l’hémisphère gauche contrôle les membres droits. Ces deux structures assurent l’exercice des différentes fonctions.

Dans le langage courant, on les distingue souvent en parlant de « cerveau gauche » en l’associant au raisonnement, au calcul et à la logique et de «cerveau droit» qui lui est associé aux émotions, à l’art et à la conscience. Cela pourrait sous-entendre que l’hémisphère droit prend exclusivement en charge les fonctions associées à la logique et au raisonnement et que l’hémisphère gauche se charge de celles qui sont associées aux émotions, à l’art etc. Pourtant chacun de ces deux hémisphères possède un rôle différent dans une même fonction. Prenons par exemple la perception du temps : l’hémisphère gauche est responsable du calcul du temps tandis que le droit se charge du ressenti de l’individu, c’est à dire de l’impression que le temps passe plus vite lorsque l’on s’amuse et plus lentement lorsque l’on s’ennuie.

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Principales fonctions des deux hémisphères cerebraux- Cairn.info.com

Ainsi, comme on le voit sur le tableau ci-dessus, les deux hémisphères traitent différemment les informations d’une même fonction. L’exercice d’une fonction est possible à travers l’interaction des deux hémisphères, qui prennent simultanément en charge différents aspects de cette même fonction. On peut affirmer qu’une fonction n’est jamais localisée au niveau d’un seul hémisphère et qu’elle implique souvent les deux, le droit comme le gauche.

I.3 La dominance cérébrale

La dominance cérébrale est un terme qui revient souvent lorsque l’on parle des deux hémisphères. Souvent, l’hémisphère cérébral gauche est considéré comme la partie « dominante » du cerveau alors que le droit est considéré comme étant la partie « mineure » de celui-ci.  Ainsi, on pourrait penser que les fonctions de ces deux hémisphères ne sont pas équivalentes, ce qui a été réfuté par la communauté scientifique. En effet, il a été admis qu’il existait une complémentarité entre les deux hémisphères et que le rôle de l’hémisphère droit est tout aussi crucial que celui de l’hémisphère gauche. Ainsi, l’un des deux hémisphères, le dominant pour une fonction donnée, peut préférentiellement prendre en charge l’exercice de cette fonction, mais celle-ci ne sera effective qu’à travers l’action combinée des deux hémisphères cérébraux.

 De plus, les lésions à la partie droite du cerveau qui peuvent entraîner des problèmes visuo-spatiaux (comme le fait de ne plus reconnaitre les visages) montrent que l’hémisphère droit ne possède pas seulement le rôle                      d’« hémisphère mineur ». C’est pour cela que la seule notion de dominance cérébrale ne suffit pas à expliquer la latéralité.

I.4 Spécialisation hémisphérique

En effet, contrairement à l’opinion populaire, les fonctions cérébrales ne sont pas localisées entièrement dans l’un des hémisphères, mais ces derniers traitent de manière distinctes les différents aspects d’une même fonction. Ainsi, un hémisphère n’est jamais entièrement impliqué dans le contrôle d’une fonction. Ce phénomène est appelé spécialisation hémisphérique.

Plusieurs théories ont été élaborés pour essayer de déterminer l’origine de la spécialisation hémisphérique. Une prédisposition semblerait exister puisque certaines spécialisations telles que celle de la production du langage par l’hémisphère gauche est présente dès les premiers mois de la vie d’un individu. Mais, il semble que des processus développementaux comme l’apprentissage pourraient aussi influencer la spécialisation d’autres fonctions.

Des études récentes ont également montré que le cerveau est plus performant lorsque les hémisphères sont tous les deux impliqués dans une même tâche. En effet, le cerveau « divisait » cette activité et chacun des hémisphères s’occupait d’un aspect différent ce qui augmentait la performance de la personne dans ladite activité.

La spécialisation hémisphérique est fortement liée à la notion de d’asymétrie cérébrale. Cette asymétrie se décline en deux types. Tout d’abord, l’asymétrie anatomique au niveau des deux hémisphères, dont la plus connue est une plus grande taille du planum temporal chez les droitiers.

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Comparaison de la taille du planum temporal chez un gaucher et chez un droitier

Source : http://www.resodys.org/IMG/pdf/lateral01_06_07-2.pdf

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Asymétrie anatomique cérébrale : le sillon central

Source : http://www.resodys.org/IMG/pdf/lateral01_06_07-2.pdf

Quant à l’asymétrie fonctionelle, elle est liée au rôle prépondérant que joue un hémisphère dans l’exercice d’une fonction, qui peut varier selon l’individu. Les notions d’asymétrie fonctionnelle et anatomique sont intrinsèquement liées. En effet, une asymétrie fonctionnelle sera traduite par une asymétrie anatomique au niveau du cortex cérébral. Et cela se vérifie avec l’homoculus de Penfield qui est une représentation du cortex moteur du corps humain ou l’on voit que plus un organe possède un fonctionnement important plus la zone cérébrale qui lui est dédiée est grande.

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Homoculus de Penfield

Source : http://afppe.poitou.online.fr/Site%20A.F.R.H.A/anat-homonculus.htm

 Ainsi, les hommes sont latéralisés au niveau de leurs hémisphères.

Cette latéralité découle d’un mécanisme complexe : la latéralisation